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La
préhistoire à Commarque

La
vallée de la Beune a connu une occupation très
ancienne. Autour de Commarque, les hommes de la préhistoire
ont laissé de nombreux témoignages de leur passage.
Ainsi, non loin du site de Commarque, les hommes du paléolithique
ont abandonné deux statuettes féminines connues
comme la «Vénus de Sireuil» et la «Vénus
de Laussel».
De l’autre côté de la vallée, dans
l’abri du Cap Blanc, on peut admirer une frise de sculptures
préhistoriques. Sous le château de Commarque
se trouve une grotte où les hommes magdaléniens
ont gravé des animaux dont un très beau cheval
grandeur nature (non ouvert à la visite).
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Les
origines incertaines de Commarque

L’hypothèse
la plus vraisemblable serait d’attribuer la fondation
d’un donjon à Commarque à l’un des
deux abbés du même nom qui se succèdent
sur le siège abbatial de Sarlat dans le dernier tiers
du XIIe siècle : Garin (1169-1181) ou Randulphe de
Commarque (1195-1201). La fondation d’une tour leur
permet de contenir l’ambition des Beynac, leurs vassaux,
avec lesquels ils entretiennent des relations conflictuelles.
C'est un membre de leur famille qui en obtient la garde. Le
premier châtelain de Commarque est donc un «milites
castri», un chevalier ou donzel, aux ordres de l’abbaye
de Sarlat. Au XIIe siècle il existe une agglomération,
un donjon avec un logis, une chapelle et des maisons-tours
: c'est le castrum de Commarque.
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Les
Beynac seigneurs de Commarque

Commarque
est mentionné dans les documents d'archives dès
1255. Maynard de Beynac est devenu le seigneur du château.
Les maisons-tours sont tenues par des lignages de petite noblesse
dont on connaît quelques noms : les Commarque, les Cendrieux,
les Gondrix, les La Chapelle… Chaque maison-tour est
constituée d’un enclos, d'accès propres
et de fossés. Seigneur et donzels se disputent les
droits de justice, les terres et autres biens.
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L'ascension
des Beynac

Au
cours du XIVe siècle, les deux lignages majeurs réalisent
les premiers remembrements par acquisitions successives. Les
Beynac réussissent à constituer une véritable
châtellenie autour de Commarque lorsqu’ils reprennent
les justices de Marquay et de Sireuil aux Cendrieux et qu’ils
imposent leur suzeraineté sur le repaire de Laussel.
Les Commarque reprennent les terres et les droits des descendants
des autres milites, par achat ou par alliance. Dès
le milieu du XIVe siècle, l’ensemble de la basse-cour
est devenu la maison-noble des Commarque : ils disposent maintenant
d’un périmètre défensif excédant
largement celui du château des Beynac.
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Le
patrimoine des Beynac réuni

En
1379 Pons de Beynac, seigneur de Commarque, épouse
Philippa, âgée de douze ans,, héritière
des seigneurs de Beynac. Par cette alliance, le seigneur de
Commarque acquiert la châtellenie de Beynac et ses dépendances.
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La
guerre de cent ans

Pendant
la guerre de Cent Ans, les Beynac restent les défenseurs
fidèles de la couronne de France. Pons de Beynac bénéficie
de nombreux appuis politiques : il est dans la clientèle
des Beaufort-Turenne, de la papauté avignonnaise et
du parti d'Anjou. On peut lui attribuer l’extension
du château de Commarque entre 1370 et 1380. Il entreprend
de rehausser le donjon et la courtine et de faire construire
la couronne de mâchicoulis inspirée du Palais
des Papes à Avignon.
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Le
déclin des Beynac et de Commarque

Pourtant,
les Beynac sortent affaiblis de la guerre de Cent Ans. D’abord,
en 1406, les Anglais, sous la conduite d’Archambaud
d’Abzac, s’emparent de Commarque. Toute la famille
y est réunie : elle est faite prisonnière. Un
impôt, ordonné par le roi est levé sur
les habitants du Périgord et du Quercy pour payer la
rançon demandée.
La chatellenie de Commarque commence à se désagréger.
En 1395 Pons perd la suzeraineté sur Laussel. Il n'a
pas pu se maintenir à Domme. Et en 1441, les Beynac
passent dans la mouvance du comte de Périgord, signe
évident de leur abaissement politique.
Dans les années 1500, il semble que le castrum de Commarque
soit déjà déserté des familles
résidentes.
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Les
guerres de religion

Pendant
les guerres de Religion, les Beynac sont dévoués
à la cause de la Réforme. À partir de
Commarque, qui est sa base d’opération, Geoffroy,
baron de Beynac et seigneur de Commarque, lance plusieurs
attaques des repaires catholiques des environs et s’empare
même furtivement de Sarlat. En 1569 le château
de Commarque est pris une première fois par les catholiques
conduits par le sénéchal et par le gouverneur
du Périgord. C’est sans doute au lendemain de
ce siège que s’effondre la salle voûtée.
De nouveau maître de Commarque, Geoffroy y installe
une garnison qui, en représailles, sera pendue la même
année.
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L'abandon
et la renaissance de Commarque

Guy
de Beynac, le dernier châtelain habitant dans le château
de Commarque y meurt en 1656. Le site est abandonné
définitivement au XVIIIe. Un siècle plus tard
le château est en ruine.
En 1968, Hubert de Commarque achète les ruines de ses
ancêtres. Il entreprend de consolider les parties les
plus abîmées. Depuis 1994 se succèdent
des campagnes de consolidation et de restauration.
Hubert de Commarque confie à Kléber Rossillon,
créateur du Musée de la Guerre au Moyen Age
au château de Castelnaud et des jardins de Marqueyssac,
le soin d’ouvrir le site de Commarque au public.
Un programme de recherches archéologiques est en cours
pour plusieurs années.

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